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Le blog de André Trillard

Le Sénat se penche sur les richesses et les dangers de la mer

 

La France dispose du deuxième domaine maritime mondial. Il valait bien un rapport du Sénat sur la maritimisation avec ses atouts et ses dangers.

 

Des terres rares à Wallis et Futuna, du pétrole au large de la Guyane,… Le domaine maritime français, qui s’étend sur 11 millions de kilomètres carrés, regorge de ressources naturelles encore peu explorées et peu ou pas exploitées. En 1969, à Brest, le Général de Gaulle avait déjà anticipé l’importance des océans dans l’économie mondiale. "L’activité des hommes se tournera de plus en plus vers la recherche de l’exploitation de la mer. Et naturellement, les ambitions des Etats chercheront à la dominer pour en contrôler les ressources".

 

Le sénateur socialiste Jeanny Lorgeoux n’a pas manqué de reprendre cette citation lors la présentation à la presse du rapport d’information de son groupe de travail, qu’il a co-présidé avec le sénateur André Trillard. Le sujet : "La maritimisation : la France face à la nouvelle géopolitique des océans".

Le rapport évoque la maritimisation, comme les flux et les ressources maritimes. Elle est très liée à la mondialisation avec l’explosion des échanges commerciaux. "La division internationale du travail repose, en effet, sur un flux continu de porte-conteneur qui irrigue tous les jours l’ensemble des économies nationales", explique Jeanny Lorgeoux. Pour les sénateurs, la liberté  de circulation en mer et la sécurité des océans sont devenues essentiels.

 

Des infrastructures portuaires inadaptées

Une grande partie du rapport est d’ailleurs consacrée aux besoins sécuritaires et militaires nécessaires à la protection des océans (piraterie, conflits, terrorisme, …) et à l’inquiétude de voir la France et l’Europe diminuer leurs moyens militaires en raison de la crise financière. Or il faut sécuriser les futurs champs d’éoliennes au large des côtes françaises ou les centrales d’énergie thermique des mers à la Réunion ou dans les Antilles.

 

Les sénateurs n’ont pas manqué de souligner le grand handicap de la France : des infrastructures portuaires inadaptées, "qui empêchent la France de devenir la porte d’entrée maritime de  l’Europe que la géographie lui permettrait d’être. Comme chacun sait, le premier port de France est Anvers".

 

La maritimisation est aussi liée aux ressources présentes dans les océans. "Une partie de la croissance mondiale viendra de la mer : réserves d’hydrocarbures et des minéraux des sous-sols marins et énergies renouvelables."

 

Aujourd’hui,  le groupe de travail a recensé "700 plates-formes offshore en service, des centaines de milliers de personnes en charge de la production, du soutien et du support de ces plates-formes, …". La France, qui possède le deuxième domaine maritime au monde, cache d’infinies richesses : pétrole en Guyane (200 000 barils par jour à partir de 2019), terres rares à Wallis-et-Futuna, etc.

 

Le sénateur André Trillard, estime que l’économie maritime peut contribuer à retrouver de la croissance. "Il  y a là de nouvelles filières industrielles qui peuvent être les emplois de demain. L’État peut accompagner ces filières d’avenir (….)". Cela veut dire développer les ressources énergétiques et minérales maritimes, définir une stratégie portuaire, soutenir la filière industrielle des chantiers navals et "créer un commissariat aux énergies marines renouvelables".

 

L’usine nouvelle

Par Olivier Cognasse - Publié le 18 juillet 2012

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