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Le blog de André Trillard

Le Département va « tenir le cap en adaptant la voilure »

Les impôts n’augmentent pas.

C’est confirmé. Hier jeudi, les conseillers généraux ont voté un budget départemental où les taux des impôts ménages n’augmentent pas, contrairement à l’année précédente. Sur fond de crise économique, de ressources en baisse et de dépenses sociales en hausse, « il s’agit de tenir le cap en adaptant la voilure » explique le socialiste Hervé Bocher, à la barre des finances départementales. À l’arrivée, c’est un budget de 1,14 milliard d’euros qui a été adopté. Il progresse d’un petit 1,4%.

 

L’investissement au niveau 2006.

Le Département va faire des économies, emprunter davantage et réduire ses investissements de 6,24%. Ce dernier point lui est reproché par les élus d’opposition. « Face à la crise, il faut maintenir les investissements » affirme l’UMP Loïc Le Masne, pour lequel ce budget souffre des « mauvais choix » des années précédentes.

« Vous avez réussi à renverser la situation financière d’un département qui était parfaitement sain en  2004 » ajoute le sénateur Trillard.

« Je conçois que la période est difficile, mais votre mauvaise foi passée ne vous rend pas crédible. En plus, je ne partage par vos arbitrages », embraye Christian Canonne.

Sur la question des investissements, « nous les maintenons à un niveau important, alors que d’autres départements ne le peuvent plus » répondront les socialistes Jean-Pierre Fougerat et Catherine Touchefeu. Très élevés précédemment, les investissements reviennent en fait au niveau 2006.

 

Le poids des réformes.

La réforme de la taxe professionnelle qui vient d’être réécrite et votée par les sénateurs, a pesé dans l’élaboration du budget. Le socialiste Hervé Bocher dénonce une réforme conduite « dans la précipitation et sans concertation ». Corrigé par les sénateurs, le dispositif serait « une usine à gaz » dit-il. « Selon nos premières simulations, le manque à gagner sera significatif dans l’avenir ».

En réalité, vous utilisez la réforme comme « un alibi, car les indicateurs sont au rouge » accuse André Trillard.

Le centriste Maurice Perrion pense qu’il ne faut pas faire du « catastrophisme ».

Autre réforme, celles des collectivités. « Elle va réduire le rôle du Département aux missions sociales dont le poids va croître, sans moyens de les assumer » souligne le communiste Roger David. L’élu Vert Gilles Denigot, qui espérait une poursuite de la décentralisation, redoute « une recentralisation du pouvoir, un assèchement des régions et des territoires locaux ».

 

La FAL favorisée ?

Dans son intervention au vitriol, le sénateur Trillard pointe la progression de 25% de la subvention à la FAL, la fédération des amicales laïques. Pourtant la tendance est à la réduction pour tout le monde. « Y aurait-il une politique clientéliste, une politique à deux vitesses […] ou des liens personnels forts ? ».

Interrogé, le vice-président Michel Ménard explique que la FAL a mis en place le centre de ressources à la vie associative. Elle a pris le relais d’une association dissoute. D’où la subvention. « À l’arrivée, cela nous coûte moins cher qu’avant ».

 

Ouest France – 11/12/2009

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