Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de André Trillard

L’aménagement et la sécurisation de la RD 773 mobilisent les foules

Concertation pour une nouvelle route. Le Conseil général a présenté son projet en réunion publique lundi 23 novembre. Avec beaucoup de questions.

 

Salle comble. Près de 250 personnes réunies pour la réunion publique lundi soir. C’est dire si l’aménagement de la RD 773 entre Pontchâteau et Saint-Gildas-des-Bois, avec sa continuité en RD 164 vers Saint-Nicolas-de-Redon, mobilise les foules.

« Les décisions de 2010 feront les conséquences de 2020 » glisse André Trillard, maire de Saint-Gildas en préambule. Message reçu. Et les conséquences du projet sont loin d’être négligeables pour les usagers et surtout pour les riverains.

 

8 800 véhicules par jour

Sur cet axe structurant inscrit entre Renne et Saint-Nazaire, le Conseil général prévoit en effet des travaux de sécurisation importants : trois déviations (Dréfféac, Saint-Gildas, la Normandais à Sévérac), des créneaux de dépassement, la suppression de tous les stops.

Des aménagements nécessaires compte-tenu de la densité de trafic : l’équivalent de 8 800 véhicules par jour comptabilisés à Dréfféac.

Pour le moment, l’heure est donc à la concertation : « Nous en sommes au stade de la réflexion pour déterminer le meilleur fuseau possible » explique Bernard Deniaud, vice-président du Conseil général chargé des routes.

 

Conserver la dynamique

Il s’agit de mesurer l’impact sur l’agriculture, l’habitat et l’environnement. Avec son lot d’inquiétudes : « On aimerait savoir ce qui va arriver à nos maisons » lance un habitant.

Un propos repris par Christine Lelièvre, maire de Sévérac. « Pour le traitement de la traversée de la Normandais, un des fuseaux supprime dix maisons ».

Conséquence logique, l’emprise de cette route, qui restera en 2x1 voie, fait apparaître des craintes. « Il faut protéger nos terres agricoles » ajoute un exploitant de Saint-Gildas. « Je suis d’accord pour réduire les nuisances mais il faut conserver la dynamique de nos communes.

 

De l’horlogerie

La voilà la belle équation. Celle pour laquelle le Conseil général, maître d’œuvre du projet, doit trouver la formule magique. « Les décisions doivent être prises avec une marge de recul suffisante » répond Bernard Deniaud à ceux qui s’interrogent sur l’éventualité de convertir la future route en 2x2 voies. « Ça sera très compliqué sur le territoire où il y a beaucoup de zones humides. On doit trouver le meilleur compromis possible pour tout le monde. Ça se fait dans le détail, comme de l’horlogerie ».

Aucune décision ne sera prise avant l’enquête publique. En attendant, les habitants pourront rencontrer les services du Département grâce à des permanences dans les mairies.

 

Et le train alors ?

Alternative. La question est revenue à plusieurs reprises au cours de la soirée. Et l’idée de remettre en service la ligne ferroviaire entre Saint-Nazaire et Redon, via Pontchâteau et Saint-Gildas, est loin d’être saugrenue. « Nous regardons tous les modes de déplacement » confirme Bernard Deniaud. « Et nous sommes d’accord pour restaurer un maximum de voies ferrés ». Reste que le retour des trains entre Pontchâteau et Saint-Nazaire risque d’être plus qu’onéreux à l’image de ce qui se fait entre Nantes et Châteaubriant. « À Montoir, on a préféré couper la ligne plutôt que de faire un pont » rappelle André Trillard. La solution train est donc une alternative crédible. « À Saint-Gildas, il y a 95 abonnés mensuels » rappelle le maire.

À Pontchâteau, ce sont près de 500 personnes qui montent quotidiennement dans le train. « On doit se mobiliser pour faire avancer le dossier » martèlent les élus.

 

 

Presse Océan - 25/11/2009

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article