Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de André Trillard

1er bilan de la gauche au Sénat

Trois points caractérisent l’attitude de la nouvelle majorité sénatoriale :

 

1. Irresponsabilité de la gauche sénatoriale et transformation du Sénat en laboratoire pour François Hollandeavec l’adoption de textes d’affichage politique tel que :

 

  • le droit de vote des étrangers non-européens aux élections locales ;

 

 

  • le « détricotage » systématique de la réforme territoriale avec la suppression du conseiller territorial ;

 

 

  • la suppression pure et simple du travail le dimanche (250.000 personnes perdraient leur emploi dans les zones touristiques) alors que sur les 32 périmètres d’usage de consommation exceptionnelle permettant le travail le dimanche, 12 ont été créés à la demande de maires socialistes et 2 de maires communistes ;

 

 

  • plus de 30 milliards de taxes supplémentaires votées dans le projet de loi de finances pour 2012 sans aucune réduction des dépenses publiques ;

 

 

  • lors de l’examen du projet de loi de financement de sécurité sociale, la gauche sénatoriale a créé 17 nouvelles taxes pour un montant de plus de 5 milliards d’euros et 2 milliards d’euros de dépenses supplémentaires ;

 

 

  • presque toutes les mesures votées par la gauche dans le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale visent les classes moyennes et les ménages. Par exemple, la suppression des exonérations des heures supplémentaires, qui bénéficiaient à 9 millions de salariés modestes qui gagnaient 1500 euros en moyenne et percevaient ainsi 450 euros de plus par an. Autre exemple, le rabaissement du seuil d’exonération des droits de successions de 159 000 à 50 000 euros, qui pénalise les Français des classes moyennes au patrimoine modeste et qui ne tient pas compte du renchérissement de l’immobilier ;

 

 

  • 60 % des recettes nouvelles proposées par la gauche touchent les entreprises, soit au moins 20 milliards de fiscalité en plus, une augmentation de 50 % du montant de l’impôt sur les sociétés ! Or, qui crée des emplois et de la croissance sinon les entreprises ?

 

 

  • et que dire du manque de courage de la majorité sénatoriale qui n’a pas été capable de voter la mise en place du Mécanisme Européen de Stabilité dont le seul but est de sauver la zone euro. Peut-on s’abstenir sur l’avenir de l’Union européenne ? Véritable « bourde historique » dénoncée par les députés européens… Socialistes et Verts qui se battent à Bruxelles pour l’existence du MES !

 

2. Refus de discuter et d’améliorer les textes

 

La gauche sénatoriale a adopté de nombreuses questions préalables ou des motions de renvoi en commission sur des textes majeurs. C’est une manière de minorer le rôle du Sénat et de réduire les droits de l’opposition (pas de débats, pas d’amendements, pas de votes par articles, bref pas d’examen en séance publique) :

 

 

  • la proposition de loi DOLIGE qui concerne un domaine essentiel pour les collectivités locales et leurs élus : la simplification des normes. Par pur électoralisme, la majorité sénatoriale a adopté une motion de renvoi en commission et donc refusé tout débat alors que de nombreux élus de gauche appellent depuis longtemps un tel texte de leurs vœux !

 

 

  • la proposition de loi concernant le service garanti dans les transports aériens, pourtant souhaitée par un grand nombre de nos concitoyens. La gauche a adopté une question préalable, refusant une fois encore tout débat et dénonçant une atteinte grave au droit de grève. Le Conseil constitutionnel vient au contraire d’affirmer la constitutionnalité du texte ;

 

 

  • même chose, sur le dernier projet de loi de finances rectificative pour 2012 qui abordait des enjeux majeurs pour l’avenir économique et la compétitivité de notre pays et celui de la zone euro. Refus de débattre sur l’instauration d’une TVA anti délocalisation ou de la taxe sur les transactions financières, pourtant également réclamée jusqu’alors par la gauche.

 

 

3. Fragilité de la majorité sénatoriale et manque de cohérence

 

A plusieurs reprises, la majorité sénatoriale s’est brisée, montrant que sur des sujets majeurs, il n’y a pas d’union ni d’entente. Par exemple :

 

  • sur notre proposition de résolution qui visait à réaffirmer notre soutien à la filière nucléaire en France et finalement adoptée par le Sénat grâce aux voix du RDSE ;

 

 

  • vote identique pour le rejet par le Sénat de la proposition de loi communiste visant à interdire les licenciements boursiers ;

 

 

  • ou lors du vote pour la désignation du nouveau Président RDSE de la nouvelle commission du développement durable avec l’abstention des communistes.

 

 

 

Irresponsabilité, affaiblissement du rôle du Sénat et de sa crédibilité, rejet de tout débat, pas de cohésion de la majorité sénatoriale, tels sont les points que l’on peut retenir des six premiers mois de cette session.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article